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Journées européennes de l'archéologie 2026 : quand les patrimoines racontent la Guadeloupe

Animations
Du 12 au 14 juin, le Parc national de la Guadeloupe invite le public à explorer les liens entre histoire, archéologie, paysages et biodiversité.

Saviez-vous que les paysages que nous admirons aujourd'hui conservent les traces de plusieurs milliers d'années d'histoire humaine ?

Un sentier, une mangrove, une ancienne habitation, un littoral ou une forêt peuvent raconter bien davantage que leur seule richesse naturelle. Ils témoignent aussi des femmes et des hommes qui ont occupé, cultivé, parcouru et façonné le territoire au fil des siècles. C'est cette histoire commune que les Journées européennes de l'archéologie proposent de découvrir du 12 au 14 juin 2026 à travers un programme gratuit de conférences, d'ateliers et de sorties de terrain organisés en Guadeloupe. Porté localement par le Parc national de la Guadeloupe, l'événement est organisé avec la Direction des affaires culturelles de Guadeloupe (DAC), le Conseil départemental de la Guadeloupe, le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE), la commune de Trois-Rivières et l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Flyer JEA 2026 (format PDF / 1.11MB)

Un rendez-vous européen célébré dans plus de 30 pays

Chaque année, les Journées européennes de l'archéologie mobilisent des milliers de lieux culturels, scientifiques et patrimoniaux à travers l'Europe sous l'égide du ministère de la Culture et de l'Inrap.

L'objectif est simple : permettre à chacun de découvrir les coulisses de la recherche archéologique, de rencontrer les spécialistes qui étudient notre passé et de mieux comprendre les héritages qui façonnent nos territoires aujourd'hui. Plus de 30 pays participent à cette manifestation qui rassemble plusieurs milliers d'événements à l'échelle européenne.

Programme complet JEA 2026 (format PDF / 4.60MB)

Un rendez-vous européen célébré dans plus de 30 pays

Chaque année, les Journées européennes de l'archéologie mobilisent des milliers de lieux culturels, scientifiques et patrimoniaux à travers l'Europe sous l'égide du ministère de la Culture et de l'Inrap.

L'objectif est simple : permettre à chacun de découvrir les coulisses de la recherche archéologique, de rencontrer les spécialistes qui étudient notre passé et de mieux comprendre les héritages qui façonnent nos territoires aujourd'hui. Plus de 30 pays participent à cette manifestation qui rassemble plusieurs milliers d'événements à l'échelle européenne.

Pourquoi le Parc national de la Guadeloupe s'engage-t-il dans cette démarche ?

Lorsqu'on évoque le Parc national de la Guadeloupe, on pense naturellement aux forêts tropicales, aux mangroves, aux récifs coralliens ou encore au volcan de la Soufrière. Pourtant, les missions du Parc ne se limitent pas à la préservation de la biodiversité. La charte du Parc national affirme également la nécessité de protéger, valoriser et transmettre les patrimoines culturels et paysagers qui participent à l'identité du territoire. Cette approche repose sur une conviction forte : patrimoines naturels et patrimoines culturels sont intimement liés et se comprennent ensemble.

Les paysages de la Guadeloupe portent ainsi les traces des premiers peuplements amérindiens, de l'histoire coloniale, des activités agricoles, des usages traditionnels des ressources naturelles ou encore des savoir-faire transmis de génération en génération.

Comprendre ces héritages, c'est aussi mieux comprendre les enjeux contemporains de préservation et de transmission. - Harry Ozier-Lafontaine, directeur du Parc national de la Guadeloupe

Archéologie et patrimoines : un regard croisé sur le passé et l'avenir

Le thème retenu cette année, « Archéologie et patrimoines : regards croisés sur le passé et l'avenir », invite à dépasser l'image parfois figée que l'on se fait de l'archéologie.

Loin d'être uniquement tournée vers le passé, cette discipline apporte des clés de compréhension essentielles sur l'évolution des sociétés, l'exploitation des ressources naturelles, les transformations des paysages et les capacités d'adaptation des populations face aux changements environnementaux.

Les Journées européennes de l'archéologie permettront ainsi d'aborder aussi bien les héritages des premiers peuplements que les enjeux actuels liés à la conservation du patrimoine face aux pressions humaines et climatiques.

Trois jours pour apprendre, comprendre et explorer

Vendredi 12 juin : les scolaires découvrent les métiers de l'archéologie

La première journée sera consacrée à l'accueil des scolaires. À Saint-Claude, au siège du Parc national et à l'Habitation Beausoleil, les élèves découvriront les différentes spécialités de l'archéologie, manipuleront des reproductions d'objets et s'initieront aux méthodes utilisées par les chercheurs pour comprendre les traces du passé. Aux Abymes, à Taonaba - la Maison de la Mangrove, ils pourront observer des résidus de tamis contenant notamment des restes de faune et des témoins de l'alimentation précolombienne.

Une soirée consacrée à la piraterie dans la Caraïbe

Le vendredi soir, le grand public est invité à l'Aquarium du Gosier pour une conférence animée par Kevin Porcher. Cette rencontre permettra de plonger dans l'univers de la piraterie en Guadeloupe au XVIIIe siècle et de mieux comprendre le rôle stratégique joué par l'archipel dans les routes maritimes de la Caraïbe.

Samedi 13 juin : patrimoine et défis contemporains

Le siège du Parc national accueillera une conférence-débat consacrée aux enjeux de conservation du patrimoine archéologique guadeloupéen face aux pressions humaines et climatiques. Chercheurs, institutions patrimoniales et collectivités échangeront autour des défis de préservation, de valorisation et de transmission de ce patrimoine commun. Au même moment, une autre conférence proposée par l'Inrap à l'Aquarium du Gosier permettra de découvrir comment l'archéologie éclaire l'évolution des ressources alimentaires et les relations entre les populations amérindiennes et les écosystèmes littoraux de Guadeloupe.

Dimanche 14 juin : marcher dans les traces du passé

À l'Habitation Poyen à Petit-Canal, une randonnée pédagogique clôturera cette édition 2026. Accompagnés d'intervenants passionnés, les participants découvriront l'histoire rurale du site, les activités humaines qui s'y sont développées et les plantes qui accompagnaient autrefois la vie quotidienne des habitants.

Pourquoi participer ?

Parce que l'archéologie concerne chacun d'entre nous. Elle raconte les histoires humaines qui ont façonné les paysages que nous fréquentons aujourd'hui. Elle permet de comprendre comment les populations se sont adaptées à leur environnement, comment elles ont utilisé les ressources naturelles et comment ces héritages continuent d'influencer notre territoire. Que vous soyez passionné d'histoire, amateur de patrimoine, enseignant, étudiant ou simplement curieux, les Journées européennes de l'archéologie sont une occasion unique de porter un regard nouveau sur la Guadeloupe.

Informations pratiques

Du 12 au 14 juin 2026 à Saint-Claude, Gosier, Abymes et Petit-Canal.

☎️ Renseignements ici

Oui, l'ensemble des activités proposées dans le cadre des Journées européennes de l'archéologie est gratuit.

Oui. Elles sont accessibles aussi bien aux spécialistes qu'aux personnes souhaitant découvrir l'archéologie pour la première fois.

Oui. La charte du Parc national de la Guadeloupe prévoit la préservation et la valorisation des patrimoines naturels, culturels et paysagers du territoire.

Parce que l'étude des sociétés passées permet de mieux comprendre les relations entre les populations et leur environnement, ainsi que les évolutions des paysages au fil du temps.

Les activités sont gratuites. Il est conseillé de contacter le Parc national pour connaître les modalités d'accueil selon les animations.