Parc national de la Guadeloupe
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Herbiers

Parmi les épiphytes, la siguine blanche ou grand siguine vit également en mangrove, et fleurit en mars-juillet. Elle est souvent accompagnée d’ananas-bois A. lingulata.

Au sein de la forêt marécageuse vivent des herbacées dont la plus spectaculaire est la malanga d’eau Montrichardia arborescens, herbe géante qui peut atteindre les 3 m de hauteur. Alors que la mangrove se développe sur des sols à forte tendance argileuse, la végétation des plages se rencontre sur des sables blancs ou noirs. Sur de nombreuses plages, il est possible d’observer des « laisses de mer », constituées essentiellement de débris de plantes marines, dont les Phanérogames, les plus courantes étant l’herbe à tortue Thalassia testudinum et l’herbe à lamantin Syringodium filiforme.

La frange pionnière des plages, est composée principalement par des plantes rampantes appelées passe-pieds car « elles font des croches pieds » dont le pois bord de mer Canavalia rosea et la patate bord de mer Ipomea pes-capreae.
La végétation des falaises est caractérisée par l’abondance de plantes grasses, capables de résister à une sécheresse excessive. Parmi les Cactacées, le cierge ou pié toché aux Saintes, la tête à l’anglais Melocactus intortus les raquettes à tiges, les raquettes à fleurs rouges O. tuna, ou encore la raquette volante O. triacantha dont les articles situés au sommet de la plante se détachent facilement, s’agrippent aux pattes des animaux, aux bàs des vêtements qui permet à l’espèce de se disperser le long des sentiers.